Le labdoc présente :
Jeudi 30 octobre 2025
De 13h à 15h, zoom-room du labdoc
Frédéric Dubois, « Recherche-création ou recherche-production ? » répondant Maxime Michaud. La recherche-création roule sa bosse. Cette approche de recherche s’est établie dans le contexte Québécois, Canadien, au Royaume-Uni, en Australie et dans bien d’autres pays, plus souvent qu’autrement sous des appellations différentes. Or, la recherche-création médiatique, documentaire de surcroît, a tendance à se concentrer sur l’expression artistique, le processus créatif, et en dernier lieu à la production. Par cette courte présentation je plaide en faveur d’une place plus importante à la production dans le cadre d’une recherche-création documentaire et à l’adoption de la notion clé de sandbox mindset.
Constance Hinfray, « Sangliers et médiathèques : conclusion d’une enquête artistique vers un récit collectif » répondante Viva Paci. Cette proposition constitue la conclusion d’un projet de recherche-création mené en résidence au sein de la forêt de Brocéliande (France) en 2023 et présenté au labdoc au printemps 2024. Centrée sur la figure du sanglier, au cœur de tensions sociales et écologiques, l’expérience a progressivement déplacé la position de l’artiste-chercheur vers un rôle partagé de co-autrice, et parfois même de spectatrice. Elle interroge la mutation des cadres de création dans des contextes ruraux marqués par la transition écologique et les conflits liés à la cohabitation animale et humaine.
Kirsten Smith, « Latsploitation et cine fronterizo dans Les Oiseaux ivres d’Ivan Grbóvic (2021) », répondant Rémy Besson. Le film suit Willy, migrant mexicain arrivé en Montérégie, dont la quête amoureuse se heurte à des formes multiples d’exploitation au travail et dans l’intime. En tressant des parallèles entre les rapports de pouvoir du cartel au Mexique et ceux d’une ferme québécoise (hiérarchies sociolinguistiques, frontières imposées, mobilité comme pouvoir), Les Oiseaux ivres s’inscrit dans les cadres de la latsploitation et du cine fronterizo. Dans un contexte où la diaspora hispanophone — notamment mexicaine — demeure peu représentée à l’écran au Québec, le film comble un manque en offrant une perspective d’ « altérité » sur l’exil et les vulnérabilités quotidiennes. Il met ainsi en jeu mémoire, visibilité et reconnaissance des communautés latino-américaines émergentes.
À 18h librairie Le port de tête
Table ronde, « Recherche-création et pratiques documentaires » en partenariat avec Cinémas et les Presses de l’Université de Montréal. À l’occasion de la parution du vol. 31/n°1 de la revue Cinémas, une table ronde réunira Marie Braeuner, Bàlint Demers, Diane Poitras et Viva Paci. Se joindront également à la discussion Anthony Grégoire (ethnomusicologue et chargé d’enseignement, Université Laval) et Marianne-Sarah Saulnier (anthropologue et professeure, UQÀM), qui ont codirigé l’ouvrage Artiste-chercheur·se sur le terrain (PUM, 2025).






